Question
Le Chabbat, la cuisinière s'est éteinte alors que la soupe n'était cuite qu'au tiers. Si quelqu'un est malade et qu'il n'y a pas d'autre nourriture que cette soupe, peut-on demander à un non-Juif de rallumer la cuisinière ?
Réponse
Oui, demandez à un non-Juif de rallumer la cuisinière.
Sources
Pour un malade qui n’est pas en danger, on peut faire faire ses besoins le Chabbat par un non-Juif, même lorsque cela implique une mélakha d’ordre toraïque, comme cuisiner. Le Choul’han Aroukh tranche que pour un tel malade « on dit à un non-Juif de lui prodiguer des soins ». Le Rama ajoute que l’on peut dire à un non-Juif de cuisiner pour un enfant qui n’a rien à manger, car les besoins d’un enfant sont comme ceux d’un malade qui n’est pas en danger. La Michna Beroura explique que cela s’applique « même à une mélakha d’ordre toraïque », et de même aux autres besoins du malade, « comme cuire au four et cuisiner, s’il en a besoin ».
Le Rambam le dit explicitement : « tous ses besoins sont faits par un non-Juif… on dit au non-Juif de cuisiner pour lui et de cuire au four ». Ainsi, lorsque la seule nourriture pour le malade est la soupe à moitié cuite, on peut demander à un non-Juif de rallumer la cuisinière pour en achever la cuisson.
- Choul’han Aroukh, Ora’h ‘Haïm 328:17 — pour un malade qui n’est pas en danger, on dit à un non-Juif de lui prodiguer ses soins ; le Rama ajoute que l’on peut faire cuisiner un non-Juif pour un enfant qui n’a rien à manger, car un enfant est comme un tel malade
- Rambam Hilkhot Chabbat 2:10 — tous les besoins d’un malade qui n’est pas en danger sont faits par un non-Juif, y compris cuisiner et cuire au four pour lui
- Michna Beroura 328:47 — cela s’applique même à une mélakha d’ordre toraïque, ainsi qu’à ses autres besoins comme cuire au four et cuisiner
