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Introduction

Rav Shay Tahan

Dans le cadre de la rédaction de ma lettre hebdomadaire et de la publication d’articles sur divers sites d’information, lorsque la guerre a éclaté, j’ai examiné nos sources pour voir ce que la halakha écrit au sujet de tels événements. À ma surprise, je n’ai trouvé aucun séfer qui rassemble toutes ces halakhot et ces idées. J’ai donc dû puiser par moi-même dans les sources anciennes, telles que la Torah elle-même, la Guemara, les Midrachim et les Richonim.

En effet, dans la Torah elle-même, les guerres sont mentionnées à plusieurs reprises, et il y a des parachiot qui traitent longuement des mitsvot liées aux guerres. Par exemple, la Torah explique qui part combattre à la guerre, en exemptant ceux qui se sont récemment fiancés et vont bientôt se marier, ou ceux qui ont construit une nouvelle maison mais n’y ont pas encore habité. Elle exempte également ceux qui ont planté un champ et n’en ont pas encore mangé.

De plus, la Torah explique comment le machoua’h mil’hama (le prêtre oint qui s’adresse aux combattants) doit parler aux soldats, ainsi que la mitsva concernant la manière dont on doit se tenir propre sur la zone de guerre. La Torah nous enseigne aussi comment surmonter la peur pendant la guerre et quelles techniques l’ennemi emploie pour instiller la peur en nous.

Pourtant, ces lois importantes et leurs implications ne semblent pas avoir trouvé leur place dans les séfarim de halakha de base tels que le Choul’han Aroukh et les posskim ultérieurs, et nous devons nous demander pourquoi (bien que le Rambam ait développé certaines de ces lois). Concernant le Choul’han Aroukh, nous pouvons nous référer aux paroles de son auteur, Rav Yossef Karo, dans son ouvrage le Beth Yossef. Il a expliqué qu’il se peut fort bien que les posskim ne se soient pas penchés en profondeur sur ce sujet, car les Juifs n’ont pas participé à des guerres tout au long du long exil de deux mille ans. Le Beth Yossef commente le Tour (או״ח סימן רמט), qui a mentionné les lois du départ à la guerre, et dit qu’il n’aurait pas dû rapporter ces sujets, puisqu’ils ne sont pas d’actualité, les Juifs n’allant pas combattre à la guerre.

Malheureusement, les questions relatives au départ au combat sont de nouveau d’actualité. Comme l’explique le Ba’h, le Tour a mentionné les guerres pour nous enseigner que, lorsque des Juifs sont enlevés, cela devient une guerre de mitsva que d’aller combattre pour les ramener.

Ainsi, à mesure que je continuais à écrire chaque semaine sur ces sujets, les articles ont commencé à s’accumuler. J’ai décidé qu’il pourrait être utile pour le public de disposer d’un séfer qui réunisse tous ces écrits.

Ce séfer pourrait être une source d’orientation non seulement pour ceux qui sont impliqués dans la guerre, mais aussi pour chaque Juif à travers le monde, pour deux raisons. Premièrement, les guerres récentes ont montré à chaque Juif sur toute la planète que la guerre ne concerne pas seulement ceux qui vivent en Israël, mais bien chaque Juif, même ceux qui se trouvent aux confins du monde. Deuxièmement, il offre une orientation sur ce que l’on doit ressentir en de tels moments, notamment pour renforcer son émouna et son bita’hon.

Original en anglais