Question
Si l'on arrive en retard et que le minyan en est à la Amida, le fait de dire la Amida avec eux et de compléter le reste ensuite s'applique-t-il à toutes les prières ?
Réponse
Non, cela s'applique uniquement à Arvit ; Min'ha n'est de toute façon que la Amida.
Sources
Le Choul’han Aroukh énonce cette règle spécifiquement pour Arvit. Si l’on arrive et que l’on trouve que l’assemblée a déjà dit le Chéma et s’apprête à se lever pour la Amida, on prie la Amida avec eux et ensuite on récite le Chéma avec ses bénédictions. La Michna Beroura en explique la raison : prier avec le tsibour a la priorité sur le fait de juxtaposer la Guéoula à la Téfila à Arvit.
À Cha’harit, en revanche, le Choul’han Aroukh exige que la Guéoula (Gaal Israël) soit juxtaposée à la Amida sans interruption. On ne peut donc pas prier la Amida d’abord et dire le Chéma et ses bénédictions ensuite. Min’ha n’est pas précédée du Chéma, la question ne se pose donc pas.
- Choul’han Aroukh, Ora’h ‘Haïm 236:3 — si l’assemblée a dit le Chéma et se tient debout pour la Amida d’Arvit, priez la Amida avec eux et ensuite dites le Chéma avec ses bénédictions
- Michna Beroura 236:12 — la téfila bétsibour l’emporte sur la juxtaposition de la Guéoula à la Téfila d’Arvit, c’est pourquoi la tolérance d’Arvit s’applique
- Choul’han Aroukh, Ora’h ‘Haïm 111:1 — on doit juxtaposer la Guéoula à la Téfila et ne pas interrompre entre elles, de sorte que la Amida ne peut pas être séparée du Chéma et de ses bénédictions à Cha’harit
