Question
Si quelqu'un parle pendant la bénédiction de la havdala récitée par une autre personne, doit-il refaire la havdala pour lui-même, ou peut-il quand même être quitte de son obligation ?
Réponse
S'il a entendu la havdala, c'est bon.
Sources
La Guemara dans Soucca 38b enseigne le principe selon lequel celui qui entend est comme celui qui récite (choméa ke’oné). Rabbi ‘Hiya bar Abba tranche que si quelqu’un « a entendu et n’a pas répondu, il est quitte de son obligation ». Ce qui compte, c’est d’entendre la bénédiction, et non de la réciter ou d’y répondre.
Le Choul’han Aroukh établit de même que les auditeurs « sont quittes de leur obligation par leur écoute, lorsqu’ils ont l’intention d’être acquittés par lui, même s’ils n’ont pas répondu amen ». Ainsi, celui qui a entendu la havdala est quitte de son obligation.
- Guemara Soucca 38b — choméa ke’oné : celui qui a entendu et n’a pas répondu est quitte de son obligation
- Choul’han Aroukh, Ora’h ‘Haïm 213:2 — les auditeurs sont quittes de leur obligation par l’écoute avec intention, même sans répondre amen
