Une femme devient nidda lorsque du sang sort de son utérus par le col de l’utérus. Peu importe la quantité de sang sortie : selon la loi de la Torah, même la plus petite quantité de saignement utérin rend une femme nidda. D’après la Torah, une femme ne devient nidda que si l’écoulement était de l’une des quatre couleurs de rouge ou de noir. Cependant, dès l’époque talmudique, on a perdu la capacité de distinguer ces quatre nuances de rouge des autres nuances. C’est pourquoi une femme devient nidda par un écoulement de n’importe quelle nuance de rouge. Un écoulement qui ne présente aucune trace de rouge, par exemple un écoulement blanc ou jaune, ne rend pas une femme nidda.
La Torah exige que la femme ait une hargacha, une sensation du sang qui sort de l’utérus. Sans hargacha, elle ne devient nidda dérabanan que d’ordre rabbinique. Il existe trois types de hargacha. Les posskim contemporains s’accordent à dire qu’une femme devient nidda lorsqu’elle a ses règles, même si elle n’a pas eu de hargacha.
Une femme qui a fait une bédika (examen interne avec un tissu) et a trouvé du sang sur le tissu devient nidda. Ce cas diffère de celui du kétem, car lorsqu’une femme fait une bédika, elle a pu avoir une hargacha et la confondre avec la sensation du tissu à l’intérieur d’elle. Il convient de noter qu’il est préférable d’éviter les bédikot inutiles. Même si l’on craint que du sang soit en train de sortir, on n’a pas besoin de faire une bédika, afin de ne pas se rendre nidda sans raison.
Une femme qui est allée aux toilettes et qui, en s’essuyant, a trouvé un peu de sang doit consulter un rav. Il est vivement recommandé de s’habituer à ne pas regarder le papier toilette après s’être essuyée. Cela permettra d’éviter de nombreuses questions.
Si une femme trouve du sang sur elle-même, sur son mari ou sur les draps immédiatement après les rapports conjugaux, elle doit consulter un rav. Ce cas est semblable à ce qui a été dit plus haut : nous craignons qu’elle ait confondu la hargacha de nidda en raison de la nature des rapports.
Extrait de la série « Lois de la pureté familiale » du Rav Shay Tahan, Partie 1 : Introduction à la taharat ha-michpa’ha. Traduit de l’anglais. Original en anglais
